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Les notions indispensables en philosophie

 

 

Un kit de survie


Pour votre culture et vos futures recherches, voici quelques bases à avoir pour ne pas être complètement perdu lorsqu’on vous parle de philosophie.
Ne seront abordés ici que quelques notions. La somme des idées en philosophie est bien plus vaste que cela, mais il s'agit encore une fois de donner un "kit de survie" pour le philosophe en herbe.

Il est bien sûr important de ne faire l'impasse sur aucune notion. En effet lors du bac, tout peut tomber et malgré tous les pronostics que l'on peut faire, on est jamais à l'abri d'une surprise. Néanmoins les notions se sont pas isolées les unes des autres et on peut trouver des liens entres elles ou même et surtout des oeuvres/idées majeures qui ont marqué la pensée et qui peuvent être utilisées dans des copies sur des thèmes bien distincts.

Antiquité : les bases de la philosophie avec Socrate, Platon et Aristore


La philosophie a cette particularité qu’étudier les pensées des Antiques est toujours autant d’actualité. Pourquoi s’en priver car ils sont accessibles et la valeur intellectuel de leurs pensées n’est plus à démontrer. Socrate, Platon et Aristote, tous trois au IVème siècle avant J.-C. sont les trois figures à connaître

La philosophie prend véritablement son essor avec Socrate. Par ses dialogues avec ses concitoyens, il se pose comme objectif de faire naître la vérité chez eux. Is distingue alors des sophistes, qui par le discours cherchent à briller et être admirés du peuple. Socrate au contraire, s’il se sert aussi de la parole (il se méfiait de l’écriture), cherche d’abord à démonter les contradictions chez ses interlocuteurs. Pour la première fois dans l’histoire, on ne se repose pas sur des vérités apprises (les mythes), mais on se sert de sa rigueur et sa seule raison pour valider ou non les idées émises.

Platon fut l’élève de Socrate. On a ici un héritage écrit, mais essentiellement là encore sous forme de dialogues. Son texte le plus célèbre est l’allégorie de la caverne, dans laquelle des hommes enchaînés au fond d’une caverne ne voient que les ombres et les prennent pour des vérités. Un homme arrive à se libérer et découvre le soleil et les objets réels, sources des ombres. Mais de retour dans la caverne, il n’arrive pas à convaincre ses compagnons de le rejoindre, qui finalement le tuent. Ainsi il nous faut nous libérer des chaînes car nous sommes prisonnier de notre propres représentations, faillibles car pas complètement exactes.

Aristote est avec Platon une des deux grandes figures de la philosophie antique. Il est notamment à l’origine de notre système de pensée logique. Le syllogisme en fait partie, permettant de déduire des choses à partir de nos connaissances (ex : Tous les animaux sont mortels/ Or tous les hommes sont des animaux/ Donc tous les hommes sont mortels).

Descartes (XVIIème siècle), le cogito


Descartes est le plus connu des philosophes français. On lui doit son esprit dit "cartésien", d’abord basé sur les mathématiques. À la manière de Platon, il prend pour base le doute, sur lequel, oubliant toutes connaissances, il veut arriver à la vérité par l’intuition (pas au sens commun, mais au sens où on ne peut en douter) et la déduction à l’aide d’une méthode très rigoureuse. Le "cogito ergo sum" ("je pense donc je suis") est un point de départ pris par Descartes. Le "je" existe et pense, ce qui signifie que le fait de penser prouve notre existence qui n’est pas simulée par une force supérieure (par exemple Dieu pour Descartes qui est croyant).

Kant (XVIIIème siècle), la métaphysique


L’oeuvre de Kant est considérée comme un tournant dans la philosophie. En effet Les critiques du Hume sur la métaphysique telle que la conçoit par exemple Platon ont remis en cause ses fondements. Celle-ci est considérée par Kant comme dogmatique (uniquement fondée sur la raison). Mais Kant refuse également le scepticisme de Hume (qui lui ne fait confiance qu’aux sens). Sachez que La critique de la raison pure est une oeuvre majeure dans laquelle Kant explore les limites de la raison et tente de l’associer à l’observation pour arriver à refonder la métaphysique.

Hegel (XVIII - XIXème siècle), la dialectique du maître et de l’esclave


Dans la relation à autrui il y a inévitablement celui qui en quelque sorte va prendre le pouvoir, acquérir la reconnaissance, ici le maître. Et il y a l'esclave, celui qui va travailler pour l'autre. Mais, nous explique Hegel, le fait ne pas travailler pour le maître est très gênant : d'une part il n'est pas reconnu pour son travail, et d'autre part ne faisant pas d'effort il ne progresse pas.
Dans cette relation les choses finissent pas s'inverser et le maître se rend dépendant de l'esclave, qui en plus va obtenir une reconnaissance objective, et non pas basée sur l'autorité comme son maître.
Au final, l'homme le plus libre des deux, c'est l'esclave.

Deux de plus pour la route ?


Deux autres auteurs qui semblent indispensables même si moins transversaux dans leur travaux (et pourtant si importants !) : Marx (XIXème siècle) en ce qui concerne le travail et la société, et enfin Freud (XXème) pour son travail sur l’inconscient. Je vous laisse les découvrir par vous-même ou en classe.
Vous avez déjà ici quelques bases qui vous seront bien utiles.

 

 
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